Apple Watch – Que nous promet-elle?

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Le 9 septembre 2014, Apple présentait à Cupertino, son cru 2014 d’iPhone : les iPhone 6 et 6 Plus. Ces iPhone constituaient déjà une belle rupture pour Apple, avec enfin des écrans dignes de notre époque. Mais cela ne suffisait pas à Apple, qui en a également profité pour lever le voile sur un produit totalement nouveau : l’Apple Watch.

AppleWatch - Tim Cook

L’Apple Watch n’était pas disponible après la Keynote, et ne l’est toujours pas aujourd’hui. Sa sortie est annoncée pour la fin du premier trimestre 2015, sans doute uniquement aux États-Unis dans un premier temps. Pire que cela, les informations que nous avions jusqu’à récemment sur l’Apple Watch étaient très parcellaires, concernant uniquement certains écrans et quelques fonctionnalités phares. Cet état des lieux rendait très difficile pour les développeurs d’imaginer ce qu’ils pourraient faire avec la montre. Mais ça, c’était avant…

WatchKit SDK

 

En novembre, Apple a enfin fourni aux développeurs WatchKit, l’API permettant de développer des applications pour l’Apple Watch. Ou plutôt, des extensions d’applications iPhone pour l’Apple Watch, car il est aujourd’hui impossible de développer des applications autonomes pour la montre.

Que peut-on faire avec l’Apple Watch

La première question qui se pose donc à la découverte de ce SDK est claire : que peut-on faire avec l’AppleWatch ? La réponse est courte : pas grand chose. Le SDK est aujourd’hui relativement limité, et nos designers vont devoir s’adapter à un écran beaucoup plus petit que ce à quoi ils ont l’habitude. Nous allons étudier plus précisément   les différentes interactions possibles avec la nouvelle invention de la marque à la pomme.

L’interface graphique

L’interface graphique est le point le plus délicat à définir quand on travail avec une montre, quelque soit son écosystème. En effet, nos designers doivent s’adapter à des écrans d’une taille autour de 1,5″ alors que depuis quelques années, ils travaillent avec des écrans de taille supérieure à 4″. Pour cela, Apple a décidé de mettre en place une interface entièrement tournée autour du scroll. Comme on le fait sur iOS depuis iPhoneOS 2.0, une grosse partie de l’interface est basée sur un scroll vertical. Le SDK mis à disposition des développeurs est donc basé sur un principe d’empilement des éléments les uns en dessous des autres.
Il est également possible de mettre certains éléments les uns à coté des autres grâce aux groupes. Cet élément devra être utilisé avec parcimonie, pour éviter de charger trop l’interface graphique d’un élément aussi petit.

La navigation

Sur ce point, Apple innove, et n’hésite pas à le rappeler. Il s’agit de remettre en place quelque chose présent depuis le début de l’horlogerie : la molette. Cette molette permet de faire défiler horizontalement l’écran de la montre, comme il est possible de le faire avec un swipe vertical. Cette molette est mise en place pour une raison simple : Apple estime qu’il n’est pas pratique sur un écran aussi petit de faire un swipe avec les doigts. Et après avoir utiliser pendant quelques temps une montre Android, on ne peut que leur donner raison : le swipe n’est pas adapté à une montre. Reste à voir si le choix d’Apple est le bon! Nous pourrons répondre à cette question dès lors que nous aurons la montre finale entre les mains.

Les applications et le Store

Comme nous l’avons évoqué précédemment, il sera impossible dans un premier temps pour un développeur lambda de développer des applications standalone pour la montre. Les applications seront donc uniquement des extensions d’applications existantes, comme le sont aujourd’hui les widgets, les claviers, ou les extensions de partage. L’intelligence de l’application ne se trouvera donc pas dans la montre, mais dans le téléphone ; la montre se contentant de l’affichage. Cela soulève immédiatement deux points, extrêmement importants pour bien comprendre comment appréhender cette montre :

  • Les traitements se faisant sur le téléphone, le processeur et la batterie de la montre seront économisés. On peut donc se permettre de faire des traitements relativement couteux dans les extensions pour la montre, sans se soucier de la faible capacité de traitement de cette dernière
  • L’Apple Watch va vite perdre de son utilité sans iPhone (et spécifiquement iPhone) à proximité : à part afficher l’heure, elle ne pourra pas faire grand chose. La très grande partie de l’intelligence et des capteurs de l’Apple Watch sont en fait fonction… du téléphone utilisé.

Il faut donc bien considérer cette montre comme une extension de son iPhone. Elle ne sert à rien sans lui, tout du moins dans cette première version. A partir de là, les applications Watch sont à mettre en parallèle des widgets du panneau aujourd’hui : une interface qui doit être dénudée, un traitement qui doit être rapide pour un affichage immédiat, et une utilisation comme affichage complémentaire de son application compagnon.

On va par exemple utiliser la montre pour afficher des notifications de l’application, pour afficher des informations géolocalisées pertinentes, ou encore pour un traitement minimal sur les données de l’application.

Ainsi, nous avons un fort potentiel sur l’Apple Watch, mais le travail va surtout être pour nos ergonomes et nos designers. Leur challenge va être de réussir à proposer des applications adaptées à un usage dont nous n’avons aujourd’hui pas l’habitude. Chez iD.apps, notre équipe d’ergonome est impatiente de pouvoir tester ces nouvelles possibilités.

FX

 

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